Menu

VIH / ITSS, l’essentiel

VIH, sida, ITSS…il est possible que tu sois un peu perdue avec toutes ces notions. La section qui suit devrait te permettre d’y voir plus clair.

  • Les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) sont des infections qui se transmettent par voie sexuelle et sanguine. Certaines se transmettent que par voie sexuelle telle la chlamydia et la gonorrhée. D’autres infections se transmettent autant par voie sexuelle que par voie sanguine tel le VIH. Pour en connaître plus sur les ITSS, consulte la section ITSS du Portail santé mieux-être du gouvernement du Québec.

    Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) se transmet par voie sexuelle et sanguine. Il s’agit d’une infection qu’on ne peut guérir pour l’instant. Aujourd’hui, l’espérance de vie d’une personne séropositive se rapproche grandement de celle d’une personne non infectée. Pour maintenir cette longévité, les personnes qui vivent avec le VIH doivent prendre tous les jours un traitement anti-VIH et avoir un suivi médical régulier.

    Au Québec, une augmentation importante des cas d'ITSS est observée. La chlamydia est l’ITSS la plus diagnostiquée chez la femme. En ce qui concerne le VIH, les femmes sont beaucoup moins touchées, mais représentent quand même 17 % des nouveaux cas d’infection. La transmission a majoritairement lieu lors de rapport hétérosexuel.

    Bien que certaines femmes présentent un risque plus grand d’infection au VIH, il en demeure que chez un nombre important de femmes diagnostiquées séropositives, on ne parvient pas à dégager des facteurs de risques précis. Il importe alors d’ouvrir le dialogue sur la santé sexuelle et de sensibiliser l’ensemble des femmes aux différentes stratégies qu’elles peuvent mettre en place pour prévenir une infection.

  • Les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), en général, se transmettent plus facilement que le VIH. Toutes femmes sexuellement actives, peu importe qu’elles le soient avec des hommes ou des femmes, sont à risque. Très souvent, tu n’auras aucun symptôme ou ces derniers ne seront pas visibles. Il est important de te rappeler qu’avoir une ITSS augmente les risques de contracter ou de transmettre le VIH.

    La majorité des ITSS peut être traitée et guérie et les traitements sont couverts soit par ton régime privé d’assurance de ton employeur ou par la RAMQ.

    Tu n’as pas de carte d’assurance maladie? Tu peux contacter l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de ta région pour connaître les options disponibles.

    Si tu es séropositive, il est plus facile de contracter une autre ITSS, mais aussi plus difficile de les traiter. De plus, les ITSS peuvent te causer des problèmes de santé et affecter l’efficacité de ton traitement anti-VIH. Si tu es active sexuellement, il est important de te faire dépister régulièrement. Parles-en à ton médecin.

  • Le VIH se transmet par les liquides corporels suivants :

    • le sang
    • le sperme (y compris le liquide prééjaculatoire)
    • les sécrétions vaginales et rectales
    • le lait maternel

    Le VIH se transmet uniquement lorsque l’un de ces liquides provenant d’une personne séropositive entre en contact avec le système sanguin d’une personne non infectée, par exemple :

    • lors d’une relation sexuelle avec pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus
    • par le sang, lors du partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues
    • par le sang, lors d’un tatouage ou d’un perçage avec du matériel contaminé
    • de la mère infectée à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement si la mère ne prend pas un traitement anti-VIH efficace

    Et

    Dans de rares cas, lors d’une fellation lorsque la personne qui la fait a des lésions ou maladies buccales ou lorsqu’elle a vu le dentiste dans les dernières 24 heures.

    Les caresses sexe contre sexe présentent un risque négligeable, voire quasi inexistant d’infection au VIH. En fait, il existe très peu de risque de transmission du VIH lors de rapports sexuels entre femmes sauf lors des règles ou de pratiques sexuelles où il y a du sang.

    Le VIH ne se transmet PAS dans les situations de la vie courante telles :

    • l’utilisation des toilettes publiques
    • le partage de verres et d’ustensiles
    • les contacts physiques comme serrer la main ou s’embrasser sur la joue
    • les éternuements et les crachats
    • les piqûres de moustiques ou autres insectes
    • manger, travailler, faire du sport avec une personne séropositive
  • Tu n’as jamais passé un test de dépistage? Tu commences une nouvelle relation? Tu as eu des relations sexuelles sans condom? Tu es enceinte ou tu souhaites le devenir? Le test de dépistage du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) est la seule façon de détecter la présence d’une infection et d’avoir accès au suivi médical et au soutien nécessaire, le cas échéant.

    C’est confidentiel et gratuit! Comme ces infections ne présentent souvent pas de symptômes, le test de dépistage te permet d’avoir l’esprit tranquille et de préserver ta santé et celle de tes partenaires.

    À quelle fréquence devrais-je me faire dépister?

    La fréquence de dépistage dépend de plusieurs facteurs. Ce qu’il importe de te rappeler est qu’un dépistage régulier est une stratégie très efficace pour identifier rapidement une infection.

    Tu devrais penser à passer un test de dépistage si :

    • tu changes de partenaire sexuel
    • tu as plusieurs partenaires sexuels
    • tu as des relations sexuelles sans condom
    • tu consommes des drogues
    • tu souhaites devenir enceinte

    Sois proactive, parle-en à ton médecin. Tu n’as pas besoin d’attendre qu’il ou elle te le propose pour demander des informations à propos du dépistage du VIH et des autres ITSS. Dans ce contexte, il est important de parler ouvertement et sans tabous au professionnel de la santé. Plus il en sait, meilleure est sa capacité à évaluer quels types de tests il doit te faire passer et à quelle fréquence

    Où et comment se faire dépister?

    Chaque région du Québec compte au moins un CLSC offrant le dépistage du VIH et des autres ITSS. Il se peut même que l’organisme communautaire de lutte contre le VIH de ta région offre ce service. Pour avoir plus d’informations sur les services offerts dans ta région, consulte la section Où se faire dépister.

    Le dépistage est confidentiel et gratuit pour toute personne possédant une carte d’assurance maladie valide émise par la RAMQ. Il ne prend que quelques minutes.

    Tu peux passer un test de dépistage à partir de l’âge de 14 ans sans avoir besoin du consentement de tes parents.

    Test nominatifs / tests anonymes?

    Au Québec, le test de dépistage du VIH peut être fait de manière nominative, non nominative ou anonyme. Pour les autres ITSS, les tests sont effectués de manière nominative, c'est-à-dire que tu dois remettre ta carte d’assurance maladie. Dans tous les cas, ton médecin se doit de respecter la confidentialité médicale et ne peut transmettre tes résultats de test à un tiers parti sans ton consentement.

    Dépistage anonyme du VIH?

    Au moins un CLSC de chaque région du Québec offre des services de dépistage anonyme du VIH. En ces lieux, il n’est pas nécessaire de présenter sa carte d’assurance maladie ou toute autre pièce d’identité et le service est gratuit. Ce service ne te sera pas offert d’emblée. Il faut le demander lors de la prise de rendez-vous.

    Comment se déroule l’examen?

    De façon générale, tu rencontreras un médecin ou une infirmière. Avant de procéder aux prélèvements, on te posera généralement quelques questions afin de bien cerner les examens qui sont nécessaires. Certaines d’entre nous sont gênées à l’idée de révéler le nombre de partenaires qu’elles ont eu ou le type d’activités sexuelles qu’elles pratiquent. Sache que la confidentialité de ton entretien avec le professionnel de la santé est assurée et que plus l’information que tu donnes au médecin ou à l’infirmière est complète et précise, meilleure est sa possibilité d’évaluer les examens que tu dois passer.

    Le médecin ou l’infirmière procédera ensuite aux prélèvements : il s’agit généralement d’une prise de sang, de tests d’urine ou de prélèvements au vagin, à la gorge ou à l’anus par exemple.

    Pour la communication des résultats, celle-ci se fera généralement par téléphone, sauf pour le VIH dont le résultat te sera communiqué lors d’une seconde visite au bureau du médecin.

    Il existe aussi la possibilité de passer un test de dépistage rapide du VIH. Ces tests sont payants et généralement offerts dans les cliniques spécialisées. Le résultat de ce test te sera communiqué le jour même. Si cette option t’intéresse, demande la disponibilité du test à l’accueil de la clinique.

    Que faire si je n’ai pas de carte d’assurance maladie?

    Une carte d’assurance maladie est généralement nécessaire pour passer un test de dépistage du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

    Si tu n’as pas de carte d’assurance maladie, n’hésite pas à te rendre au CLSC le plus près de chez toi. Plusieurs CLSC te recevront bien que tu n’aies pas de carte. De plus, on t’informera des démarches à suivre pour en obtenir une.

    Le dépistage anonyme est une deuxième option vu qu’il n’est pas nécessaire de présenter sa carte d’assurance maladie ou toute autre carte d’identité. Ce service est offert dans au moins un CLSC de chaque région administrative du Québec. Ce service ne te sera pas offert d’emblée. Il faut le demander lors de la prise de rendez-vous.

    Il y a aussi Médecins du Monde Canada qui offre des services à certaines populations tels les réfugiés et les itinérants, entre autres.

  • Et si j’ai un résultat négatif?

    Si tu obtiens un résultat négatif, cela ne veut pas dire que tu es immunisée et que tu n’attraperas jamais d’infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Le professionnel de la santé vérifiera avec toi les stratégies à préserver ou à mettre en place pour réduire le risque d’une nouvelle infection ou le risque de contracter le VIH. De plus, il établira le moment où tu devras te faire dépister à nouveau.

    Et si j’ai un résultat positif à une ITSS?

    Le professionnel de la santé t’offrira un traitement qui éliminera l’infection assez rapidement. La majorité des ITSS se soignent à l’aide de médicaments. Pour que le traitement soit efficace, tu dois prendre toutes les doses, et ce, même si tu n’as plus de symptômes. Il est recommandé de ne pas avoir de relation sexuelle tout le temps d’un traitement.

    Certaines infections telles l’herpès et le virus du papillome humain (VPH) ne peuvent être guéris. Cependant, pour l’herpès par exemple, il existe un traitement qui peut soulager les symptômes, réduire la durée et la fréquence des crises et diminuer le risque de transmission.

    Et si j’ai un résultat positif pour le VIH?

    Aujourd’hui, les traitements contre le VIH sont plus efficaces que jamais. L’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH en traitement se rapproche grandement de celle d’une personne non infectée. Plus l’infection est dépistée rapidement et plus la prise en charge se fait tôt après l’infection, meilleures sont les chances de vivre longtemps et en santé. De plus, un traitement efficace réduit grandement le risque de transmettre le VIH. Connaître son statut est un bon moyen de préserver sa santé et protéger celle de ses partenaires.

    Dès lors, tu auras un suivi médical régulier afin de contrôler l’infection et préserver ta santé. Les traitements contre le VIH sont couverts par les régimes d'assurance privés ou par le régime public, la RAMQ.

    Dévoiler sa séropositivité ou non?

    Dire à quelqu’un que l’on vit avec le VIH peut être un moment stressant. Il est impossible de prédire comment l’autre recevra cette annonce. Dans ce contexte, la grande majorité des femmes vivant avec le VIH choisissent, à qui elles dévoileront leur séropositivité au VIH et le moment opportun pour le faire. Pour plus d’informations sur le dévoilement et le non-dévoilement du statut sérologique positif au VIH, visite le site Pouvoir partager / pouvoirs partagés.

    Les enjeux de dévoiler sa séropositivité sont grands. Malgré les avancées scientifiques en ce qui concerne le traitement du VIH, les préjugés sociaux, eux, n’ont pas beaucoup évolués. La discrimination, le rejet, et même la criminalisation des personnes vivant avec le VIH sont toujours des réalités actuelles. Et les peurs vécues par les personnes vivant avec le VIH, liées à ces réalités, sont légitimes.

    Il n’y a pas de réponse magique et uniformisée pour toutes, quand il est question de dévoiler sa vie avec le VIH. La règle de base serait celle d’agir de manière intègre et de prendre des décisions qui nous protégeront et qui permettront à l’autre personne de faire un choix éclairé. Car une chose est certaine, la décision et la responsabilité d’avoir une relation sexuelle, protégée ou non, sont de part égale entre les deux partenaires. L’ensemble du milieu VIH reconnait cette obligation morale de la part des deux partenaires. Par contre, légalement, sache que tu peux être poursuivie si tu ne dévoiles pas ta séropositivité à ton partenaire.

Où se faire dépister ?
Trouvez les centres les plus proches de chez vous.

voir la carte